INSTALLATION ET OUTILLAGE  
Install Magazine 993 – octobre 2023

La qualité de l’eau d’installation est cruciale pour la transition énergétique

Fernox montre la voie depuis 25 ans

Des générateurs de chaleur efficaces: voilà une condition nécessaire -mais pas suffisante- à la décarbonation du chauffage. La chaleur doit en effet également être transportée de manière efficace vers l’espace où elle est nécessaire. Et c’est ici que la qualité de l’eau d’installation joue un rôle essentiel. Si celle-ci n’est pas bonne, le transfert de chaleur se fera pas correctement, en raison de différents facteurs : des pompes défaillantes, des vannes de régulation bloquées, des échangeurs de chaleur bouchés, etc. Fernox, le spécialiste britannique en produits chimiques, filtres à aimant et pompes de désembouage/ détartrage destinés à préserver la propreté de l’eau de l’installation, est arrivé pour la première fois sur le marché belge il y a 25 ans. Entretien avec Yves Desplenter sur un quart de siècle d’expérience.

L’eau noire n’est pas de l’eau morte

« Lorsque Fernox est arrivé sur le marché, un premier défi consista à convaincre les installateurs qu’un tel problème pouvait survenir », raconte Yves Desplenter. «Nous étions alors en plein transition entre les chaudières à mazout au sol et les chaudières murales au gaz, à condensation ou non. Dans les installations existantes, il y avait certes de la corrosion, mais avec les chaudières en fonte surdimensionnées de l’époque, ce ne constituait pas vraiment un réel souci. Le rendement n’avait de toute façon rien d’exceptionnel ; en conséquence, un peu moins ou un peu plus de corrosion ou de dépôt ne changeait pas grand-chose à l’affaire. »

“C’est alors qu’est né un mythe dangereux : à savoir qu’il était normal que l’eau de chauffage central soit noire. Cela semblait indiquer que l’eau était ‘morte’ et qu’elle ne réagissait donc pas. Ce qui est totalement erroné. Si l’eau de chauffage central est noire, c’est parce qu’elle contient des particules de magnétite ; en d’autres mots, qu’un processus de corrosion est déjà en cours. Dans une installation étanche à l’oxygène, la corrosion par oxygénation va finalement s’arrêter. D’autres processus, comme la corrosion galvanique, sont causées par d’autres facteurs tels que le taux d’acidité et la conductivité, et peuvent donc continuer à se développer. La couleur de l’eau indique seulement qu’il y a eu de la corrosion est, mais elle ne dit rien sur ce qui est encore en train de se produire. »

L’accroissement des risques de dépôt et de magnétite dans l’eau a clairement été proportionnel à la montée en puissance de l’utilisation des chaudières murales au gaz et des chaudières à condensation. De par la charge calorifique plus élevée et les passages plus étroits, ces appareils sont plus sensibles aux phénomènes d’engorgement, sans parler de l’effet sur les organes de régulation et les circulateurs. Le conclusion est donc la suivante : plus le rendement est élevé, plus la qualité de l’eau a de l’importance.

La transition énergétique en point de mire

Ce principe s’applique encore plus dans le cadre de la transition énergétique. Dans un avenir proche, nous devons nous attendre à rencontrer de plus en plus d’installations hybrides dans lesquelles sont associées une pompe à chaleur et une chaudière. Afin de limiter l’investissement, on continuera dans de nombreux cas à utiliser l’installation de distribution existante. On peut dès lors supposer qu’au fil des ans, ces installations vont être encrassées. De telles installations doivent donc être protégées et nettoyées en profondeur avant d’être à nouveau mises en service (voir également NBN 14336). Plus encore pour les pompes à chaleur que pour les chaudières, il importe que les bons débits soient garantis. Les dépôts et les engorgements qui empêchent un bon écoulement, contribuent à diminuer le rendement et peuvent entraîner des pannes. Les conséquences financières potentielles sont alors encore plus importantes : il est déjà onéreux de devoir remplacer une chaudière, mais que dire alors d’une PAC qui coûte bien plus cher encore.

Des solutions éprouvées

“Bien que les solutions de Fernox soient utilisées avec succès depuis des années, il règne encore une certaine méfiance quant à l’utilisation de protecteurs », ajoute Yves Desplenter. « Il n’y a pourtant rien d’étrange à ajouter certains produits pour améliorer la qualité et les performances de l’eau. Quand vous vous lavez, vous utilisez bien du savon dans votre eau pour obtenir un meilleur effet. Le principe consistant à ajouter de l’antigel à des installations sensibles au gel, comme des capteurs solaires, est également bien introduit depuis des années. L’utilisation de produits de nettoyage et de protection dans une installation suit la même logique. De plus, Fernox n’a pas pris les choses à la légère. Les produits ont reçu des certifications d’organismes scientifiques tant chez nous qu’à l’étranger. Pour la Belgique, il s’agit par ex. de Belgaqua et de Buildwise (auparavant CSTC). Il y a également eu une concertation entre Fernox et les principaux fabricants de chaudières afin de garantir la compatibilité avec les appareils de chauffage. Les résultats issus de la pratique le démontrent également : Au cours du dernier quart de siècle, on estime qu’environ un million d’installations en Belgique ont été traitées avec des produits Fernox. La société peut donc s’appuyer sur une solide expérience, y compris à l’international. »

Yves Desplenter insiste bien sur le fait qu’il faut tenir compte de tous les aspects de la qualité de l’eau. La qualité de l’eau d’installation dépend de différents facteurs, et ceux-ci doivent tous être parfaits . Il doit s’agir d’une approche globale. Dans les installations traitées, la concentration de l’additif doit être constamment surveillée, notamment lors de l’entretien de la chaudière. Cela peut s’opérer simplement à l’aide de bandelettes de test. En cas d’anomalie, l’installateur doit vérifier d’où vient la cause, et voir comment il peut y remédier.

Partage et mise à jour des connaissances

“Le besoin de formation est encore très important”, explique Yves Desplenter. « Et de cela peut vraiment dépendre la réussite de la transition énergétique. Il y a clairement un déficit de personnel qualifié, et rien n’indique que la situation va s’améliorer. Si la demande de pompes à chaleur et de systèmes hybrides continue à augmenter, le risque est grand que de plus en plus d’installations soient réalisées dans l’urgence par des installateurs qui, consciemment ou non, négligeront des aspects comme la qualité de l’eau. Cela générera des problèmes, ce qui à son tour se répercutera sur la réputation des pompes à chaleur. Une mise à jour des connaissance est donc recommandée. Fernox apporte justement sa pierre à l’édifice par le biais de formations auprès de grossistes et de fabricants, ou en collaboration avec le monde éducatif. Les installateurs peuvent toujours s’adresser à Fernox pour demander des conseils et obtenir des réponses à leurs questions. »

Par Alex Baumans

www.fernox-fr.be

Photos: Fernox