VENTILATION ET CLIMATISATION  
Install Magazine 942 – août 2017

Appareils de mesure certifiés pour les rapporteurs en ventilation

Testo propose des solutions pour le professionnel

Avec l’introduction des exigences plus sévères pour les installations de ventilation dans les règles PEB, des contrôles supplémentaires sont désormais obligatoires. Ne peuvent ainsi être indiqués sur la déclaration PEB que des débits de ventilation mesurés. Par ailleurs, la puissance active mesurée des moteurs de ventilation peut aussi être indiquée. Toutes ces données doivent être remplies par un rapporteur en ventilation, qui doit en outre disposer d’appareils de mesure bien calibrés. Le spécialiste Testo peut apporter ici une solution.

Des exigences plus sévères pour les installations de ventilation

En ce qui concerne les installations de ventilation (surtout en ventilation équilibrée), les demandes de permis de bâtir ultérieures au 1er janvier sont soumises à des exigences plus sévères dans la déclaration PEB. Les débits de ventilation doivent être mesurés et enregistrés par un rapporteur agréé en ventilation ; dans le cas contraire, ces données ne sont pas valables pour la déclaration PEB. Ces mesures doivent être effectuées selon la spécification technique du CSTC, la STS P73-1. Le rapporteur doit par ailleurs réaliser ces mesures à l’aide d’un appareil de mesure certifié, qui possède une attestation de calibrage de max. deux ans d’ancienneté.

La STS P73-1 autorise trois méthodes, sur base de la NBN EN12599 :

  • une mesure dans la gaine proprement dite
  • une mesure au niveau de la bouche de ventilation
  • une mesure de pression différentielle

Nous allons principalement nous concentrer sur les mesures au niveau de la bouche de ventilation, parce que cette méthode est la plus utilisée. La STS dit que l’écart de l’appareil de mesure peut au maximum s’élever à 15%. Le CSTC a réalisé toute une série de tests dans le cadre du projet Optivent, afin de vérifier quelles étaient les procédures de mesure les plus adaptées. De ces tests, il est ressorti que deux méthodes entraient en ligne de compte pour les mesures au niveau de la bouche de ventilation : mesure avec compensation de la pression zéro et mesure à l’aide d’un anémomètre à hélice avec cône de stabilisation. Pour cette dernière, Testo a développé le testo 417 avec le cône FAL. FAL équivaut ici à Flux d’Air Laminaire. Le cône FAL est équipé d’une grille en nid d’abeille qui supprime les turbulences dans le flux d’air, ce qui permet de garantir une mesure fiable. La combinaison FAL et testo 417 possède par ailleurs l’avantage d’être économiquement plus intéressante que les méthodes alternatives. Il s’agit donc d’une bonne solution pour le professionnel qui désire réaliser des mesures faisant foi.

Un soutien apporté aux rapporteurs en ventilation

Outre les appareils, Testo peut aussi offrir du conseil ainsi que l’étalonnage. Dans son siège de Ternat, la société dispose d’un laboratoire de test agréé complètement équipé pour les appareils de mesures. Testo peut donc délivrer des certificats de calibrage valables pour les appareils de mesure. Le service au professionnel ne s’arrête pas là. Testo peut en effet apporter une assistance à tout professionnel qui désire passer le test pratique pour devenir rapporteur en ventilation.

La procédure de certification pour rapporteurs en ventilation (aussi connue sous le nom de cadre de qualité) est gérée par l’institut de certification BCCA, et comprend deux parties. Il y a tout d’abord un examen en ligne, divisé en différents modules, sur le contenu de la STS P73-1. Une fois cet examen réussi, on peut alors passer le test pratique, au siège du BCCA à Bruxelles. Les professionnels ayant des questions à propos de cet examen, peuvent s’adresser à Testo. La société dispose d’un banc de test permettant de démontrer dans le détail la bonne méthode de mesure.

Mesure de la puissance des ventilateurs

Afin de gagner des points sur le niveau E, le rapporteur peut aussi indiquer la puissance active des moteurs de ventilateur. Contrairement à la mesure du débit volumique, celle-ci n’est toutefois pas obligatoire. Le rapporteur a ainsi trois possibilités :

  • indiquer les valeurs par défaut
  • reprendre l’information du fabricant
  • mesurer la puissance active

Cette dernière est la plus avantageuse pour le niveau E. Les valeurs par défaut sont des valeurs standards, et l’information du fabricant indique la puissance maximale à charge partielle. La puissance réelle d’une installation bien connue est habituellement plus basse.

Un arrêté ministériel flamand est paru en février à propos des exigences pour appareils de mesure. Ce dernier décrète notamment que les appareils doivent avoir une précision de mesure d’au moins 5%, avec un taux d’échantillonnage de 1600  Hz et jusqu’à la 15e harmonique. Ils doivent aussi être équipés d’un certificat d’étalonnage valable à l’achat ; et ils doivent être étalonnés tous les cinq ans. L’appareil doit en outre être capable de mesurer la puissance active (en watt) et pas la puissance apparente (en VA). Si on possède un appareil qui ne mesure que la puissance apparente, aucune correction ne peut être prise en compte pour le facteur de puissance, et le résultat se révélera défavorable. Il existe encore d’autres possibilités de mesure, mais elles sont moins pratiques et conduisent également à des résultats défavorables.

Testo ne possède jusqu’à présent pas de tels appareils de mesure de la puissance dans son offre. Le laboratoire à Ternat est toutefois déjà équipé pour délivrer les certifications et étalonnages relatifs à ces appareils de mesure. Testo Belgique suit en effet les développements techniques de très près et investit systématiquement dans des méthodes de test et des bancs de test de qualité supérieure. Lorsque de nouvelles exigences sont imposées, la société est ainsi prête à y répondre.

Nécessité de disposer d’un matériel certifié

Les nouvelles exigences pour mesures d’installations de ventilation insistent une fois de plus sur le fait que le professionnel doit pouvoir disposer d’un matériel à la qualité démontrée. Pour conserver son agrément, le rapporteur en ventilation doit utiliser des appareils de mesure certifiés.

Le cadre de qualité du BCCA comprend effectivement des contrôles sur place. Lorsqu’un rapporteur en ventilation réalise une mesure, il doit mentionner celle-ci par sms. Le BCCA peut alors sur base de cela envoyer un contrôleur, qui va alors remesurer les résultats du rapporteur. Les rapporteurs qui ne travaillent avec du matériel non réglementaire sont alors démasqués. Pour éviter toute surprise désagréable, il est préférable de faire appel à un partenaire fiable, comme Testo.

Par Alex Baumans

Photos: Testo

www.testo.com