ÉVÉNEMENTS  
Install Magazine 966 – décembre 2019

Cool & Comfort Conferences

Meeting professionals, sharing experience

La première édition de Cool & Comfort Conferences s’est tenue les 7 et 8 novembre à Technopolis (Malines). Ce congrès et événement de réseautage de deux jours, axé sur le partage de connaissances et l’échange d’expériences, était organisé avec le soutien d’une trentaine de partenaires, notamment des fabricants, des distributeurs, des grossistes et des entreprises de services. Cette première édition est un succès et tant les participants au congrès que les exposants sont satisfaits. « Mais on peut encore faire mieux », lance Filip Cossement (FCO Media). « Ensemble avec les partenaires, nous allons affiner la formule, et la prochaine édition sera parfaite. » Voilà qui est de bon augure !

Le programme du congrès était structuré de manière telle que plusieurs groupes cibles – conseillers, facility managers, experts en énergie, architectes, industriels, utilisateurs finaux – se sentaient concernés. Le groupe-cible le plus représenté était celui des installateurs de HVACR. La raison à cela est sans doute le besoin impérieux d’information sur les grands défis qui attendent le secteur du refroidissement en matière de législation, de suppression progressive, de réfrigérants naturels et inflammables, sans oublier les exigences strictes des utilisateurs finaux concernant l’efficacité énergétique et de durabilité. Le programme du congrès était focalisé sur ces défis.

Masterclass

Cet intérêt s’est manifesté par une salle comble lors de la masterclass ‘Dimensionnement d’une installation de climatisation anno 2019’ donnée par Jurgen Buckinx, administrateur de Cool & Energy Consult et président de la fédération sectorielle Frixis.

« Le dimensionnement d’une installation de refroidissement est la base du fonctionnement tout au long de la durée de vie », explique Jurgen Buckinx. « C’est facile de se plaindre d’un mauvais fonctionnement mais le technicien de service doit souvent travailler sur une installation qu’une autre personne a sélectionné. De nombreuses installations sont surdimensionnées. Pourquoi ? Parce qu’on n’a pas fait les bons calculs. »

Refroidissement commercial

Une autre présentation, aussi très suivie, concernait le refroidissement commercial et était organisée par Energik en collaboration avec Comeos, porte-parole du commerce et des services en Belgique. Les membres sont actifs dans 18 secteurs. Dans le Green Deal de Comeos, on peut lire que l’ambition du secteur est de limiter d’ici 2030 l’utilisation des réfrigérants traditionnels à un minimum et de réduire drastiquement les émissions des gaz F. Deux acteurs de premier plan – Delhaize et Lidl – ont pris la parole.

Comment Delhaize parvient-il à réduire l’impact de ses installations de refroidissement sur le climat? « En combinant plusieurs mesures », explique Tom Vandenberghe, Energy Manager chez Delhaize Belgium. « Comme le choix de nouvelles installations au R744 et la diminution de la capacité de refroidissement et des conversions d’installations au R404A vers le R448A et le R449A. Nous suivons aussi les fuites plus strictement et la barre est placée plus haut chez les frigoristes. »

Wouter Dolphens, team leader de la division technique & refroidissement chez Lidl Belgium: « Lidl souscrit aux objectifs de Comeos et travaille sur plusieurs mesures, notamment un tableau de bord numérique pour le refroidissement commercial et la climatisation, le remplacement des anciennes installations, le nettoyage en profondeur des appareils extérieurs, la régénération des réfrigérants synthétiques, la surveillance en continu des installations de refroidissement et un plan d’action pour diminuer les alarmes et les pertes de 30%. D’ici 2020, Lidl veut combler 12,5% de la consommation énergétique par sa propre énergie renouvelable. Lidl opte résolument pour des réfrigérants naturels pour limiter l’impact des installations de refroidissement sur le climat. »

OVED informe sur la législation PEB

OVED, l’association des experts flamands en énergie, a également participé à l’événement. Le rapporteur PEB Jorn Van Herck est notamment revenu sur l’introduction et la justification correctes des pompes à chaleur dans la déclaration PEB, qui est parfois bâclée.

Introduction correcte des pompes à chaleur

OVED réunit les experts en énergie au sens large : des experts EPC, des rapporteurs PEB, des conseillers en énergie, … et représente 1500 professionnels. Une de ses tâches consiste à aider ses membres à soumettre une déclaration PEB correcte. Le point de départ était un constat inquiétant du VEA : seuls 16% des dossiers rentrés sont complétés correctement.

Ce constat doit cependant être nuancé: dans près de la moitié des ‘mauvais’ dossiers, les inexactitudes n’ont pas donné lieu à une amende car elles avaient peu voire pas d’influence sur le niveau E. Dans certains cas, une déclaration correcte aboutissait à un meilleur niveau E. Comme la plupart des problèmes étaient liés à la ventilation et au chauffage, l’OVED a répertorié les erreurs les plus courantes, en précisant comment y remédier.

Le top 5 des erreurs

Déclaration du mauvais appareil

L’erreur la plus courante est la spécification du mauvais type de pompe à chaleur ou de chaudière. Ce ne doit pas être dû à de la mauvaise volonté. Parfois, une autre variante de l’appareil que celle prévue à l’origine est installée. Mieux vaut donc aller sur place et se baser sur la plaque signalétique et/ou la documentation technique fournie.

Un COP incorrect

Il est important de rapporter le bon régime de température. Si la pompe à chaleur est testée pour des températures élevées (55°C), il faut spécifier le COP de ce régime, quel que soit le régime de chauffage réellement utilisé. Dans le cas d’un chauffage à basse température, la déclaration d’un facteur de correction peut être spécifiée ailleurs dans la déclaration pour compenser le COP inférieur.

Une résistance électrique mal calculée

La tâche est complexe. Selon que la demande date d’avant ou après 2018, il faut se baser soit sur la puissance soit sur le taux de couverture du chauffage d’appoint électrique. Et la question de savoir si le chauffage d’appoint sert au chauffage ou à l’eau chaude sanitaire joue également un rôle.

Rapportage erroné du réservoir de stockage de l’eau chaude sanitaire

Tout tourne autour des données de l’écoconception. Pour le PEB, VEA accepte uniquement les données des combinaisons générateur et réservoir de stockage qui sont testées ensemble et qui ont un code produit unique et une étiquette unique. Les données d’une étiquette de pack ne sont pas acceptées.

Le régime de conception est mal rapporté

Les régimes standard, tant pour le chauffage par le sol que les radiateurs, sont excessivement élevés (55-45°C) pour le chauffage par le sol. On peut en dévier mais il faut alors le justifier avec une note de dimensionnement basée sur le calcul de perte de chaleur.

Le centre de connaissances de l’OVED

Remplir une déclaration PEB n’est pas simple. Il y a la complexité technique et les exigences et la méthode de calcul peuvent varier selon l’année de la demande. En tant qu’association sectorielle, l’OVED veut rassembler et partager les connaissances et les expériences de ses membres. Les membres peuvent notamment contacter le centre de connaissances en ligne.

Par Alex Baumans et Rudy Gunst

www.coolandcomfort.be