ÉVÉNEMENTS  
Install Magazine 939 – avril 2017

Le Flamand construit de manière plus éco-énergétique que ce que la loi ne l’exige

Présentation des chiffres PEB à Batibouw

Batibouw constitue l’occasion traditionnelle pour le gouvernement flamand de revenir sur l’évolution des déclarations PEB de l’année écoulée. Entretemps, la dernière ligne droite vers les habitations QNE a été entamée. D’ici 2022, tous les nouveaux bâtiments devront avoir un niveau E de maximum E30. Une raison suffisante pour s’intéresser au caractère éco-énergétique des bâtiments flamands. Les chiffres ont été présentés par le ministre flamand de l’Energie Bart Tommelein.

Les nouvelles constructions vont au-delà de l’exigence légale

Une des tendances de ces dernières années a déjà été confirmée : le niveau E des habitations neuves est légèrement inférieur à l’exigence légale. Le phénomène se remarque depuis l’introduction du niveau E en 2006. Le niveau E moyen atteignait E39 en 2006, soit un niveau clairement inférieur à l’exigence de E50 (permis de bâtir de 2015), et aussi une amélioration par rapport à l’année précédente, lorsque le niveau atteignait E43. Tout indique donc que le durcissement prévu en 2021 (E30) sera respecté.

Les bureaux et les appartements suivent également cette évolution. Pour les immeubles à appartements, le niveau E moyen atteignait E47, par rapport à l’exigence légale de E60 (permis de bâtir 2014). Les nouveaux immeubles à appartements atteignent également E47, alors que l’exigence est de E55.

L’intérêt pour les bâtiments éco-énergétiques ressort aussi du nombre d’habitations QNE construites. Bien que ce type d’habitations n’est pas encore légalement exigé, on a déjà dépassé le cap de 5.000 nouvelles habitations QNE en 2016. Elles occupent donc une place de plus en plus grande sur le marché. Alors qu’en 2012, seule 1 habitation sur 25 satisfaisait aux exigences QNE, 1 à 3 demandes de permis de bâtir de 2015 vise entretemps déjà un niveau de E30 ou moins. De nouveau, les bureaux et appartements suivent la tendance, même si cela est moins prononcé. Environ 1 nouvel appartement sur 10 est quasi neutre en énergie.

Rénover de façon éco-énergétique

Il existe également depuis 2015 des prescriptions en cas de rénovation énergétique majeure (EIR). Le nombre de demandes de permis de bâtir reste jusqu’à présent faible (107), mais la tendance à faire mieux que les prescriptions légales est toutefois claire. La moyenne se situe à E77, comparé à l’exigence de E90. Depuis la fin de l’an passé, on peut profiter d’une exonération du précompte immobilier pour les rénovations éco-énergétiques. On s’attend donc à ce que de plus en plus de bâtisseurs optent pour une EIR.

Les panneaux photovoltaïques restent populaires

L’obligation d’une part d’énergie renouvelable a été introduite en 2014 dans les nouvelles constructions. Environ trois-quarts des bâtisseurs optent pour cette solution, les autres s’en tenant à un niveau E inférieur. Parmi les systèmes à énergie renouvelable, les panneaux photovoltaïques sont toujours les plus populaires. Pas moins de 41% des demandes comprennent un système PV, soit bien plus que les chauffe-eau solaires (12%) ou les PAC (4%). Une autre solution populaire est la combinaison d’une PAC avec des panneaux PV.

Méconnaissance des primes

Ce qui est étonnant, c’est que le nombre de demandes de primes a diminué de 8% en 2016 par rapport à 2015. Ceci est partiellement dû à la récente réforme du régime, qui a poussé de nombreux bâtisseurs à encore introduire leur demande en 2014. Un trop grand nombre de bâtisseurs semblent toutefois méconnaître les primes auxquelles ils ont droit. Il importe ici de sensibiliser toutes les parties concernées. Une nouvelle initiative est le bonus de rénovation totale, soit une prime pour ceux qui réalisent au moins trois interventions sur cinq ans.

Par Alex Baumans

www.energiesparen.be