VENTILATION ET CLIMATISATION  
Install Magazine 1003 – mai 2025

Préserver le charme originel lors d’une rénovation

Rénovation d’une maison mitoyenne gantoise à l’aide de techniques de Renson

Une rénovation est avant tout une adaptation en fonction des exigences actuelles en termes de confort et d’efficacité énergétique. Mais cela comporte toutefois un risque : perdre le charme d’origine à cause des interventions destinées à intégrer les technologies modernes. L’architecte Thomas Roelandts de Marge Architecten, s’est efforcé de tendre vers un certain équilibre dans sa propre demeure, une maison mitoyenne située à Gand et datant des années ’20. Il a dans ce but fait appel aux systèmes de ventilation et de protection solaire de Renson.

Une maison de caractère

Située au bord de la Coupure à Gand, cette maison des années ’20 possédait son propre style décoratif, combinant aussi bien des éléments Art Nouveau que des éléments Art Déco, alors en plein essor. Thomas Roelandts désirait conserver le plus d’éléments décoratifs d’origine possibles, à l’image du parquet, des sols en mosaïque, des moulures, etc. La rénovation de la façade s’est également déroulée en concertation avec le service communal du patrimoine Monumentzorg, afin de préserver le caractère historique.

Une première intervention consista à créer le plus d’espace possible au sein de la surface disponible. Au moment de l’achat, la propriété était divisée en de nombreuses pièces. Cette répartition a été modifiée afin de créer plus d’espace et de respiration. De plus, l’extension arrière a été supprimée, ce qui a permis d’éclairer davantage la façade arrière. L’intégration des techniques modernes constitua un véritable défi. La maison bénéficiait d’une surface habitable assez importante pour une parcelle de terrain limitée. La structure fut donc divisée verticalement, d’un sous-sol à plusieurs étages jusqu’à une chambre mansardée. La solution consista donc à créer une gaine technique traversant toute l’habitation et fonctionnant comme une colonne vertébrale. Celle-ci abritait toutes les installations, avec à chaque fois des dérivations à chaque étage.

Garantir un climat intérieur agréable

Pour le chauffage, on décida d’opter pour une pompe à chaleur Panasonic Aquarea air-eau. L’unité extérieure fut installée sur le rooftop, alors que l’unité intérieure fut placée tout en bas dans le sous-sol. Et comme système d’émission, on choisît des convecteurs soufflants. Tout système de chauffage par le sol était exclu, étant donné la volonté de préserver les sols existants. Les convecteurs permirent de garantir une température agréable et furent camouflés dans un caisson décoratif.

Garantir une bonne qualité de l’air était une priorité. Lorsque l’on améliore l’isolation d’une maison ancienne, il faut également penser à la ventilation. Souvent, la discussion se limite à l’élimination de l’humidité, mais d’autres paramètres entrent également en ligne de compte, comme le CO2 et les COV. De nombreux matériaux de construction, et même des objets quotidiens, tels que les vêtements ou les meubles, dispersent toutes sortes de substances dans l’air. Une bonne ventilation est donc indispensable pour obtenir un climat intérieur sain.

La solution consista en un système C à la demande, avec un Healthbox 3.0 de Renson comme unité centrale. La ventilation équilibrée ne pouvait pas, dans ce cas-ci, entrer en ligne de compte. Un tel système nécessitait un plus grand réseau de gaines, difficilement intégrable dans la structure empilée de la maison. Ensuite, la façade ne fut que partiellement rénovée en raison de son caractère historique. En raison du faible degré d’isolation et d’étanchéité à l’air de cette façade, un système D n’avait pas beaucoup de sens. Thomas Roelandts connaissait en outre déjà bien l’Healthbox de Renson, qui combine facilité d’installation et performances. Il ne fut toutefois pas évident de loger l’unité dans la maison. Finalement, elle fut installée dans une armoire, au-dessus de bâti-support du WC dans la salle de bains. De là, des gaines de ventilation partaient vers les pièces humides (outre la salle de bains, la cuisine et le WC d’hôte), d’où l’air pollué était extrait. Au cours du processus, chaque pièce a reçu son propre capteur afin que le débit de ventilation soit ajusté en fonction des besoins. L’air a été évacué via un passage de toiture, afin d’éviter de placer une grille dans la façade arrière. L’amenée d’air s’effectue via des aérateurs Invisivent, au-dessus des fenêtres, dans les pièces sèches. Ces aérateurs ont exactement la même couleur que les fenêtres.

Éviter toute surchauffe

Les maisons mieux isolées présentent plus de risques de surchauffe. La pompe à chaleur a une fonction de refroidissement, mais Thomas Roelandts part du principe qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Toute la chaleur maintenue hors de la maison n’a pas besoin d’être refroidie par la suite. C’est pourquoi les fenêtres des pièces de vie sont équipées de stores de protection solaire Fixscreen, avec des logements de toile et des guides latéraux laqués dans la même couleur que la menuiserie. Cela confère un aspect particulièrement élégant. Un principe astucieux a été utilisé pour la façade arrière. La façade avait bénéficié de 22 cm d’isolation supplémentaire à l’extérieur et était donc devenue bien plus épaisse. Dans les espaces de vie, les fenêtres ont été placées aussi près que possible de l’extérieur afin de créer un maximum d’espace utilisable. Dans la cage d’escalier, les fenêtres ont par contre été placées à l’intérieur. L’épaisseur plus importante des parois agit alors comme un auvent, de sorte qu’il n’y a pratiquement pas d’ensoleillement direct. Les pare-soleil furent donc inutiles dans ce cas.

La cage d’escalier offre également une possibilité de refroidissement passif nocturne. Le fait de basculer la lucarne du grenier et d’ouvrir l’aérateur au rez-de-chaussée crée un courant d’air naturel qui disperse l’air froid dans la maison en passant par la cage d’escalier.

L’importance de la planification

Pour mener à bien un tel projet, Thomas Roelandts souligne l’importance d’une planification minutieuse. Construire dans un tel contexte n’est pas facile. Mais il y a des solutions à tout. De par sa pratique, Thomas Roelandts avait déjà acquis de l’expérience dans des rénovations similaires, ce qui lui a permis d’anticiper la plupart des problèmes. « Chaque minute que vous consacrez à la planification vous permet d’économiser le double plus tard », conclut-il.

Par Alex Baumans

Photos : Marge Architecten

www.renson.eu

www.margearchitecten.be