BATHROOM EXPERIENCE
Install Magazine – juillet 2026
De l’air sain dans la salle de bains
L’importance de la ventilation de salle de bains
S’il y a un endroit dans la maison où l’importance de la ventilation est évidente, c’est bien la salle de bains. Des odeurs de moisi, des miroirs embués, et -dans le cas le plus grave- des taches de moisissures : telles sont les conséquences inévitables d’un renouvellement de l’air insuffisant. Il convient donc de ne pas perdre de vue la ventilation lors de l’installation ou de la rénovation d’une salle de bains. Dans cet article, nous vous donnons un bref aperçu des points d’attention.
Intégration dans un système centralisé
Dans les constructions neuves et les rénovations profondes, une ventilation efficace est en général garantie. De fait, un système de ventilation centralisée est obligatoire dans ces cas-là ; et des pièces humides, comme la salle de bains ou une toilette, sont de toute façon équipées d’une aspiration. Faire appel à une commande à la demande constitue dès lors une bonne solution. Les besoins en ventilation d’une salle de bains sont en effet très variables : les longues périodes de non utilisation de celle-ci, sont entrecoupées de courtes périodes de charge maximale. Le pilotage de la ventilation à l’aide d’un capteur d’humidité permet, en gros, d’évacuer rapidement et efficacement l’humidité excédentaire d’une douche.
Le système centralisé possède deux avantages. Étant donné que ce dernier fait appel à des gaines de ventilation, seule une bouche de ventilation (ou diffuseur) apparaît dans la salle de bains. Cette solution est non seulement moins visible qu’un ventilateur de salle de bains, mais elle offre également un vaste choix en termes de diffuseurs design. Il existe ainsi des diffuseurs d’air pouvant être discrètement encastrés dans la plafonnage et ensuite repeints, de façon à former un ensemble harmonieux avec le mur ou le plafond.
Se contenter de placer un ventilateur ne suffit pas
En rénovation, on doit la plupart du temps composer avec un simple ventilateur de salle de bains isolé. Après avoir effectué les travaux relatifs à la salle de bains, peu de maîtres de l’ouvrage sont effectivement enclins à encore installer une unité de ventilation et à poser des gaines de ventilation dans toute l’habitation. La solution la plus aisée consiste donc à placer un ventilateur local qui aspire l’air vicié de la salle de bains et l’évacue hors de celle-ci.
Mais se contenter de placer un ventilateur ne suffit pas. L’air vicié doit pouvoir être évacué vers l’extérieur. En général, on a la possibilité de créer une liaison directe vers l’extérieur, soit via la façade, soit via la toiture. Une ouverture de 100 – 125 mm suffit. En appartement, la salle de bains est la plupart du temps positionnée centralement ; il n’est donc pas toujours évident d’atteindre directement l’air extérieur. Il convient dès lors dans ce cas d’opérer via une gaine technique.
Une bonne évacuation de l’air est capitale. Il convient à ce titre de veiller à ce que les pertes de charge dans la gaine d’évacuation restent limitées. Des gaines trop longues et/ou des rétrécissements du diamètre de la gaine d’évacuation sont proscrits. Le risque existe dès lors que le ventilateur ne puisse pas surmonter la perte de charge. Résultat : certes, le ventilateur tourne, mais une quantité minime d’air est évacué.
Qui dit évacuation de l’air vicié, dit aussi amenée d’air frais: autrement, l’ensemble de l’opération n’aurait aucun sens. Mais ce principe est parfois transgressé. Afin d’éviter au maximum les courants d’air, certains utilisateurs décident de calfeutrer totalement la salle de bains. Peu d’air frais arrive dès lors à pénétrer, la salle de bains est mise en dépression, et le ventilateur tourne en conséquence à nouveau dans le vide.
Lorsqu’il y a une fenêtre dans la salle de bains, celle-ci peut servir pour l’alimentation en air frais, en combinaison avec un ventilateur de salle de bains local. On peut éventuellement également prévoir des grilles d’évacuation. Dans d’autres cas, comme dans celui dans d’un système de ventilation centralisée, un passage suffisant doit être prévu dans la porte, afin d’acheminer de l’air frais en provenance des pièces sèches.
La solution la plus simple consiste à laisser une fente sous la porte, mais une grille de porte représente également une alternative possible. Lors du placement de celle-ci, il faut toutefois s’assurer que la ventilation de la pièce soit suffisante. Idéalement, l’air arrive d’un côté, traverse la salle de bains et est évacué de l’autre côté. Il faut par ailleurs éviter de court-circuiter l’entrée et la sortie d’air, par exemple en plaçant les deux ouvertures trop près l’une de l’autre.
L’esthétique importe également
Un modèle de base de ventilateur de salle de bains ne constitue pas particulièrement un élément élégant dans l’aménagement de salle de bains. Quiconque désire obtenir un effet plus esthétique, peut opter pour une version design ; dans ce cas, le ventilateur est dissimulé derrière une plaque de recouvrement discrète. Sur des modèles de gamme supérieure, cette plaque est fixée sur l’appareil à l’aide de petits aimants. L’absence de vis et d’écrous rend ici l’ensemble encore plus esthétique, tout en facilitant l’entretien : il suffit en effet de déclipser la plaque de recouvrement.
Comme on l’a dit, les systèmes de gaines affichent un potentiel plus élevé en termes d’élégance de finition, dans la mesure où le diffuseur d’air est le seul élément visible dans la pièce. On peut également prévoir des gaines de ventilation dans le cas d’un système décentralisé. On recourt ici à un ventilateur de gaines, qui est placé dans la gaine de ventilation et reste donc invisible dans la salle de bains.
Commande efficace
Tout un chacun est convaincu de l’utilité de réaliser des économies d’énergie. Cela n’a donc pas de sens de laisser tourner un ventilateur de salle de bains sans arrêt. Il est en effet préférable de n’utiliser celui-ci que lorsque cela se révèle nécessaire. On résout habituellement ce problème en couplant le ventilateur à l’interrupteur d’éclairage, de façon à ce que celui-ci s’allume dès qu’une personne entre dans la salle de bains. Cette solution n’est toutefois pas idéale : la présence d’une personne ne dit en effet rien (ou peu) sur le besoin de ventilation. Il y a une grande différence entre prendre une douche ou se laver tout simplement les dents. Par ailleurs, l’humidité n’est pas nécessairement déjà intégralement évacuée lorsque l’on quitte à nouveau la salle de bains. Ce problème est traditionnellement résolu en fixant une durée de fonctionnement, mais cela reste très approximatif. Ce temps de fonctionnement est en effet déterminé une fois pour toutes ; il reste donc identique, quel que soit l’usage qui est fait de la salle de bains.
Une régulation autonome, pilotée en fonction de la demande sur base d’un capteur de CO2 et d’humidité, représente une solution beaucoup plus performante. Le ventilateur ne se déclenche ici que lorsque la situation l’impose, et il tourne aussi longtemps que nécessaire, sans que l’utilisateur n’ait à se soucier de quoi que ce soit. Ceci se révèle non seulement plus efficace sur le plan énergétique, mais cela apporte également une certaine sérénité. Des économies d’énergie peuvent en outre être réalisées en optant pour un ventilateur à puissance variable, à la place d’un modèle on/off. La régulation adapte en effet la capacité en fonction du taux d’humidité. Cette option existe également -comme on l’a mentionné plus haut- pour les systèmes décentralisés, de manière à adapter également la ventilation de la salle de bains aux besoins spécifiques de celle-ci.
En résumé, accorder l’attention nécessaire à la ventilation permet non seulement de garantir une certaine esthétique dans la salle de bains mais aussi d’y préserver la qualité de l’air.
Par Alex Baumans
Avec tous nos remerciements à Desco, Itho Daalderop et Renson.











