LÉGISLATION  
Install Magazine 990 – avril 2023

Les panneaux solaires deviennent la norme dans les nouvelles constructions en Flandre

La plupart des bâtiments neufs ne possèdent toutefois pas de pompe à chaleur

La VEKA (Agence flamande du climat et de l’énergie) analyse les données des déclarations PEB et présente les résultats sur une carte Energie. On dispose ainsi d’un tableau assez complet des projets pour lesquels un permis environnemental a été déposé en 2019. Les données sont également déjà connues pour l’année de demande 2020, mais de nombreuses déclarations PEB doivent encore être soumises pour cette année, de sorte que les résultats sont loin d’être complets. Voici quelques points essentiels de cette analyse.

Panneaux photovoltaïques et pompes à chaleur

La conclusion la plus étonnante de cette analyse est qu’en Flandre, les panneaux photovoltaïques (PV) sont devenus la norme dans les nouvelles constructions. Selon les déclarations relatives à l’année de demande 2019, 61% des habitations possèdent uniquement des panneaux PV, et 26% d’entre elles sont munies de panneaux solaires associés à une pompe à chaleur. Et on s’attend à ce que cette tendance se renforce encore pour les déclarations de l’année de demande 2020. En se basant sur les chiffres disponibles, on arriverait à 95 % de maisons neuves équipées de panneaux solaires pour cette année-là.

Le recours à des PAC reste assez faible (30%). Pour la majeure partie des logements pour lesquels une demande a été introduite en 2019, c’est la chaudière qui a été retenue. Ces habitations ont effectivement été planifiées avant que l’impact de la crise énergétique ne se fasse ressentir. À partir de l’année de demande 2025, plus aucun raccordement au gaz ne sera autorisé en construction neuve, ce qui entraînera -sans doute- le placement d’un plus grand nombre de PAC. En ce qui concerne la répartition entre les différents types, la balance penche en faveur des appareils air-eau : deux tiers appartiennent en effet à cette catégorie, le dernier tiers étant grosso modo représenté par les PAC géothermiques. Les autres catégories sont à peine utilisées dans le résidentiel. Ce rapport entre PAC air-eau et PAC géothermiques est stable depuis quelques années, et semble se confirmer également pour l’année de demande 2020.

Le niveau E continue à diminuer

Le niveau BEN (“bijna energie neutraal”) de E30 n’est plus perçu depuis quelques années comme un objectif, mais plutôt comme un point de départ, pour faire encore mieux ensuite. L’exonération de la taxe foncière pour les habitations dont le niveau est inférieur à E20 joue sans aucun doute un rôle à cet égard. Pour l’année de demande 2019, le niveau moyen E s’élevait à E17, et pour 2020, on prévoit E14. Un nouveau groupe a même fait surface depuis l’année de demande 2016, à savoir les logements affichant un niveau E négatif. Pour l’année de demande 2019, cette catégorie représentait un bon 10% des déclarations. Les habitations à énergie positive ne constituent dès lors plus une exception.

Ventilation mécanique

Depuis l’année de demande 2018, toutes les nouvelles constructions sont équipées d’un système de ventilation mécanique. C’est globalement le système D qui prédomine avec une part de 61% ; le système C représentant les 39% restants. La répartition change en fonction du type d’habitation. Les maisons unifamiliales ont majoritairement un système D (67% pour l’année de demande 2019), alors que pour les appartements, la répartition est uniforme. En rénovation, c’est le système C qui est le plus populaire, sans aucun doute en raison du nombre plus limité de gaines. Dans le cas d’une rénovation énergétique majeure, on note que le système C a, ces dernières années, été installé dans la moitié des maisons unifamiliales. Pour les appartements, cette part varie entre 60 % et un bon 70%, en fonction de l’année de demande.

Par Alex Baumans

www.vlaanderen.be/veka