LÉGISLATION  
Install Magazine 989 – mars 2023

Remplir correctement l’inventaire en vue de l’inspection de l’installation d’eau

Les conseils d’AquaFlanders

Disposer d’une eau potable d’une qualité irréprochable est vital. Afin de garantir cela, l’installation de distribution d’eau intérieure doit faire l’objet d’un contrôle avant la mise en service. Cette inspection doit permettre de garantir une qualité constante de l’eau potable, et le cas échéant, qu’aucune eau issue d’un circuit secondaire n’aboutisse dans l’eau potable. AquaFlanders, l’association des compagnies d’eau potable et des gestionnaires d’égouts flamands, a toutefois constaté que, lors de la procédure de demande d’un tel contrôle, tout ne se déroulait pas toujours selon les règles. Cela entraîne dès lors des complications avec certaines installations qui, en conséquence, ne sont pas jugées conformes alors que tout cela aurait facilement pu être évité. C’est pourquoi AquaFlanders veut aider les professionnels à remplir correctement le formulaire de demande.

L’inventaire

Le document central en cas de demande d’inspection est l’inventaire de l’installation. Ce dernier comprend un schéma de la configuration des canalisations et points de puisage, ainsi qu’une liste détaillée des appareils raccordés et des sécurités. On y mentionne également celui qui a conçu et réalisé l’installation.

« Lorsqu’on remplit l’inventaire, on ne procède pas toujours avec la précision requise », explique Diederik De Bruyn, coordinateur qualité pour les inspections chez AquaFlanders. « Il s’agit d’une situation particulièrement regrettable. Il est tout à fait possible qu’il n’y ait aucun problème avec l’installation elle-même, mais si des données sont manquantes, le contrôleur ne peut pas autoriser cette installation, ce qui entraîne des retards et complications supplémentaires... On ne dira jamais assez que l’inventaire doit être rempli de manière précise et complète. »

« Remplir correctement l’inventaire exige avant tout un travail minutieux”, conclut Diederik De Bruyn. « Après tout, l’installateur sait ce qu’il a installé et, grâce à ses propres données relatives à la commande, il peut facilement vérifier toutes les informations nécessaires sur les appareils. Il doit juste penser à remplir tout cela sur le formulaire avec suffisamment de précision une fois l’installation exécutée. Personne n’aime les tâches administratives, mais si on veut s’en débarrasser trop vite, cela peut entraîner encore plus de tracas par la suite. »

« Ce dernier point peut paraître évident, mais nous voyons passer encore trop d’inventaires avec une description générale telle que “robinet de cuisine”, alors que nous avons réellement besoin de la marque et de la référence. Mais cela ne suffit pas. Il s’agit de vérifier si l’appareil en question dispose ou non de l’agréation Belgaqua. Parfois, des éléments cruciaux sont tout simplement oubliés ; d’autres fois encore, les gens remplissent le mauvais élément. Lors du raccordement de la chaufferie, on trouve ainsi souvent la marque et le type de chaudière, mais d’autres données également capitales sont manquantes, comme le kit de remplissage du circuit de chauffage central avec les sécurités ou le groupe de sécurité correspondants ».

«Le concepteur et l’exécutant doivent également être clairement identifiés, et ce afin d’éviter les conflits d’intérêt. Pour d’évidentes raisons, l’installation ne peut pas être réalisée par une personne impliquée dans la conception et/ou la pose de l’installation. Il est important de bien séparer les deux aspects, surtout lorsque l’installation est réalisée par des entreprises qui emploient des contrôleurs. Cela doit être clairement indiqué sur le document. »

Divers types d’inspection

AquaFlanders distingue trois types d’installations d’eau, chacune avec leurs propres exigences. La plus connue est l’inspection BI, pour ‘binneninstallaties drinkwater’, soit ‘installations intérieures d’eau potable’. Il y a ensuite la NABI pour ‘niet-aangesloten binneninstallatie’, soit ‘installation intérieure non raccordée’. Il s’agit d’une installation d’eau potable qui n’est pas raccordée au réseau d’eau de ville, mais qui elle est alimentée par de l’eau provenant d’un captage propre, généralement un puits d’eaux souterraines. Il y a enfin l’inspection TCW pour ‘tweedecircuitwater’ (‘eau de circuit secondaire’), qui concerne de l’eau impropre à la consommation humaine ou à l’hygiène (la plupart du temps des installations d’eau de pluie). Ce type d’installation a effectivement une influence sur le contrôle. En cas de TCW, on vérifie par exemple que les applications soient adaptées à l’eau non potable et que les pictogrammes nécessaires soient en place. Dans le cas d’un réseau d’eau potable (raccordé ou non au réseau d’eau de ville), il convient à nouveau de prévoir les dispositifs anti-refoulement nécessaires, ce qui n’est évidemment pas d’application pour de l’eau de circuit secondaire.

Site internet

Une nouvelle version de l’inventaire a été publiée le 1er janvier. La version la plus récente de l’inventaire est toujours disponible sur le site internet d’AquaFlanders. La nouvelle mise à jour garantit qu’en signant l’inventaire, vous donnez immédiatement votre accord sur l’ordre de travail, qui ne doit donc plus être signé séparément. Cet ordre de travail est un document distinct contenant des dispositions relatives au contrôle, qui est également obligatoire en cas de contrôle.

AquaFlanders désire aider les professionnels à remplir correctement la liste d’inventaire. Le site web fournit un explication et un exemple de la manière de procéder, et de ce qu’on attend exactement. Mieux vaut prévenir que guérir, et accorder un peu plus d’attention à la documentation peut permettre d’éviter de nombreux problèmes.

Par Alex Baumans

www.aquaflanders.be