CHAUFFAGE
Install Magazine 979 – octobre 2021
Nettoyage de chaudière dans une école à Oudenaarde
Fernox remet la qualité de l’eau à niveau
L’école technique St. -Bernardus à Oudenaarde a été confrontée à des problèmes dans son installation de chauffage. Une grande quantité d’eau d’appoint y a dès lors été ajoutée, ce qui à son tour a conduit à une formation de boue considérable. Afin d’y remédier, l’installateur a, en concertation avec le fabricant de chaudières Ygnis, fait appel à Fernox pour rincer les chaudière et restaurer la qualité de l’eau. Pour Yves Desplenter de Fernox, ce cas illustre une fois de plus l’importance d’une bonne qualité de l’eau. Il attend beaucoup de la nouvelle Note d’Information Technique (278) récemment publié par le CSTC à ce sujet.
Une fuite avec de grandes conséquences
Le cas concerne l’installation de l’école St. –Bernardus dans le centre d’Oudenaarde, qui comprend trois chaudières Ygnis Varmax récentes de 390 kW chacune. Il s’agit d’une installation importante qui dessert différentes parties du bâtiment. Lorsque des problèmes furent constatés, la cause de ceux-ci ne fut pas immédiatement évidente. Il semblait s’agir d’une fuite dans une des canalisations. Avant d’avoir identifié le circuit défectueux et de remédier à la fuite, pas moins de 18 m3 d’eau de remplissage furent ajoutés à l’installation.
« Etant donné les circonstances, on pouvait difficilement éviter cela », explique l’installateur Paul Deloof. « Pour commencer, il s’agit d’une école en service. Il n’était donc pas question d’arrêter purement et simplement l’installation jusqu’à ce que la cause soit trouvée. Il a donc fallu faire l’appoint d’eau avant de pouvoir commencer les réparations. L’installation de distribution était complexe et pas des plus récentes : découvrir la nature exacte du problème a donc pris du temps. De plus, il apparût que la fuite était enfouie, ce qui ne facilita pas sa localisation. »
L’ajout d’une grande quantité d’eau fraîche amena pas mal de calcaire et d’oxygène dans l’installation, ce qui causa à son tour une formation de boue. « L’appoint d’une eau riche en oxygène et en calcaire constitue toujours une mauvaise nouvelle pour une installation, ajoute Yves Desplenter de Fernox, le spécialiste du traitement de l’eau. Cela se traduit par l’ajout de quelques kilos de calcaire dans l’installation. Ajoutez à cela la magnétite, formée par la corrosion des composants ferreux due à l’amenée d’oxygène frais contenu dans l’eau, et vous pouvez imaginer les conséquences. »
Les endroits les plus cruciaux pour les dépôts de calcaire sont les corps de chauffe, parce que la température y est la plus élevée. Des accumulations de boue se sont également formées dans les chaudières de l’école St. –Bernardus. En ce qui concerne l’une des chaudières, la situation était telle que les canalisations hydrauliques se bouchèrent et que la chaudière tomba en panne. L’installateur Paul Deloof fit appel au service après-vente d’Ygnis pour détecter le dysfonctionnement de la chaudière. Kris Sampens d’Ygnis arriva rapidement sur place. Lorsque le corps de chauffe fut ouvert pour trouver la panne, on put clairement constater que le parcours était complètement rempli de boue et de magnétite, la conséquence d’un appoint démesuré sans mesures compensatoires pour garantir la qualité de l’eau.
Nettoyer les chaudières
Avant de pouvoir remettre en service les chaudières restantes, il fallut tout naturellement d’abord les nettoyer en profondeur. Les trois chaudières affichaient environ le même temps d’utilisation, ce qui laissait présager d’une quantité aussi importante de boue dans les deux autres. « Nous possédons à cet effet un produit spécifique, à savoir le DS40 Descaler & Cleaner », explique Yves Desplenter. « Celui-ci contient plus d’acide citrique afin de dissoudre le calcaire et la boue. » On se retrouve alors avec de la saleté en suspension, qui peut ensuite être évacuée, avant de pouvoir à nouveau remplir le circuit avec de l’eau propre. Le produit contient aussi des inhibiteurs de corrosion, de façon à empêcher tout dégât au niveau de la chaudière et des autres éléments de l’installation. « Ce dernier point est très important », souligne Yves Desplenter. « Certains installateurs utilisent des acides puissants, comme l’acide acétique ou l’acide chlorhydrique. Ces derniers sont certes très efficace pour éliminer les dépôts de calcaire, mais le risque existe qu’ils attaquent aussi la chaudière même, et ce n’est évidemment pas le but. »
Pour le nettoyage proprement dit, Fernox possède une pompe spéciale. Il suffit d’isoler la chaudière du reste de l’installation, et éventuellement de fermer les vannes de sécurité. On relie alors la conduite départ et retour avec la pompe, et on peut ensuite procéder au rinçage. Le sens de circulation peut être inversé pour un nettoyage plus en profondeur. La pompe de rinçage Fernox Mk III –résistante à la chaleur jusqu’à 85°C- se révèle ici pratique. On peut ainsi redémarrer la chaudière pendant le nettoyage, ce qui accroît la vitesse du décapage .
Protection durable
Dans les anciennes installations comme celle de l’école St.-Bernardus, il n’est pas exclu que de la boue se forme à nouveau ou soit encore présente, et que celle-ci puisse aboutir dans les chaudières. C’est pourquoi une protection durable se révèle nécessaire. Un filtre à aimant est ici indiqué. « Les filtres à tamis classiques, comme on en rencontre encore ici, ont fait leur temps », ajoute Yves Desplenter. « Leur entretien est très laborieux, parce qu’il faut à chaque fois démonter le filtre pour le nettoyer. Un filtre à aimant est beaucoup plus efficace et facile à nettoyer, ce qui permet de maintenir l’installation en fonctionnement. »
La prise de conscience de l’importance de la qualité de l’eau croît chez les professionnels. De plus en plus d’installateurs recourent au traitement chimique de l’eau pour protéger l’installation. Un premier problème consiste à constater si il y a encore assez d’additif dans le circuit. Fernox a dans ce but commercialisé un kit de test pratique pour vérifier si la concentration était encore à un niveau acceptable. Quiconque désire diagnostiquer l’eau de chauffage, peut envoyer un échantillon au labo Fernox pour une analyse complète. De telles analyses sont désormais en grande partie automatisées, ce qui permet à Fernox de traiter environ 4.000 tests par mois. Grâce à ces économies d’échelle, le prix devient également intéressant. Et pour le professionnel, il est plus aisé d’offrir à son client une sécurité totale.
Note d’Information Technique
L’incident de l’école St.-Bernardus n’est pas un cas isolé. « Le souci de la qualité de l’eau est encore trop peu répandu », ajoute Yves Desplenter. Le CSTC est conscient de cette problématique, et y a récemment consacré une Note d’Information Technique : ‘TV 278 – Installations de chauffage avec de l’eau chaude, recommandations pour éviter les dépôts et la corrosion.’ Dans ce document, on revient largement sur les causes d’une mauvaise qualité de l’eau dans les installations et sur les remèdes en la matière. Yves Desplenter espère du moins que ce document aura le plus de retentissement possible, de façon à ce que de tels cas de dégâts appartiennent désormais au passé.
Par Alex Baumans


















