CHAUFFAGE
Install Magazine 941 – juin 2017
Sessions d’information de Bouwunie sur le chauffage par le sol
Un dimensionnement correct s’impose
La technique du chauffage par le sol s’est aujourd’hui généralisée. Le recours à un système à basse température est en effet avantageux avec des méthodes de chauffage économiques comme les chaudières à condensation ou les pompes à chaleur. Une conception et une exécution efficaces sont toutefois indispensables à un fonctionnement correct. C’est pourquoi Bouwunie Installateurs a organisé une série de sessions d’information à propos de la conception et du dimensionnement d’un système de chauffage par le sol.
L’orateur principal était Paul Van den Bossche du Labo Chauffage et Ventilation du CSTC. Le centre de connaissances de la construction a effectivement publié toute une série de documents sur le sujet. Un rapport sur le dimensionnement du chauffage par le sol à eau chaude est récemment paru. Il donne un bref aperçu de quelques points à prendre en considération. Un certain nombre de solutions concrètes d’entreprises partenaires ont ensuite été présentées, à savoir Henco, Nathan, Vasco, Remeha, Thermoduct et Begetube.
Possibilités et limites
Condition préalable au bon fonctionnement : il faut tenir compte des restrictions. La température de surface du sol doit de préférence rester inférieure à 29°C, ce qu’une puissance applicable de 100 W/m2 est à même de fournir. Dans les zones périphériques ou dans d’autres lieux à besoins élevés, on peut travailler avec des puissances plus grandes, en réduisant la distance de pose, mais les possibilités sont toutefois limitées. Au fur et à mesure que les nouvelles constructions deviennent de plus en plus éco-énergétiques, la puissance fournie se révèle en général largement suffisante.
La pilotabilité est un autre critère important. En raison de la grande inertie thermique, il faut un certain temps avant que l’impact d’une manœuvre de réglage se ressente réellement. Une régulation sur la température extérieure seule a également ses limites. Il existe encore des tas d’autres facteurs d’influence, comme l’ensoleillement et le vent. En cas de vent froid persistant, les déperditions par ventilation seront en effet plus importantes que lors d’une journée peu venteuse, même si la température extérieure est comparable. Il est donc plus avantageux de prévoir, lors de la construction, une bonne étanchéité à l’air et un bon système de pare-soleil, ce qui permet de faciliter la régulation du système de chauffage par le sol.
Dialogue avec le maître de l’ouvrage
La réalisation concrète d’un circuit de chauffage par le sol est une affaire complexe. Pour aboutir à un concept correct, on doit tenir compte des dimensions des locaux, de la structure du sol, des propriétés de l’appareil de chauffage, des pertes de charge dans les tubes, etc. La plupart des fournisseurs bénéficient heureusement dans ce domaine d’un bon soutien de la part du professionnel. Mais, même le service de conception le plus efficace n’est pas en mesure de trouver une solution lorsque les données de base font défaut.
Il importe donc que le plus grand nombre de données possible soient disponibles lors de la conception. Le type précis de revêtement de sol (comme la forme et la dimension des carreaux) détermine par exemple le placement de joints de dilatation ainsi que la répartition en circuits. Dans les locaux munis de grandes surfaces vitrées, il faut aussi veiller à ce qu’il y ait suffisamment de surface au sol disponible pour pouvoir délivrer la puissance nécessaire. Si ce n’est pas le cas, on doit chercher des alternatives ou prévoir un chauffage d’appoint. En résumé, pour qu’une installation fonctionne correctement, un dialogue avec le maître de l’ouvrage est indispensable.
Par Alex Baumans










