CHAUFFAGE  
Install Magazine 953 – septembre 2018

Apporter du professionnalisme grâce à du travail sur mesure

Technique de chaudière en aluminium/silicium

Depuis l’introduction de la technique de la condensation, il s’agit chez Weishaupt d’une valeur sûre ; pourtant, tous les installateurs ne sont pas encore convaincus de l’aluminium/silicium (Al/Si) en tant que matériau. Quels en sont finalement les avantages par rapport à l’acier inoxydable ? Quel est le gain final pour le client final ? Et surtout : où se situe le gain pour l’installateur ?

Un produit Weishaupt est toujours conçu en fonction du professionnel, avec en perspective le rendement le plus élevé possible et une longue durée de vie. Un certain nombre de choix ont alors été opérés à partir de cette philosophie.

Al/Si – une combinaison parfaite

En concevant l’échangeur de chaleur en aluminium/silicium, le fabricant fait d’une pierre deux coups : l’alliage permet de fondre un bloc dans la forme souhaitée, et la capacité de transfert de chaleur de l’Al/Si est 7 fois supérieure à celle de l’acier inoxydable.

La forme de l’échangeur de chaleur suit le principe de la conductivité thermique optimale. La surface avec une structure à plots bien pensée permet d’extraire sur 6.600 cm2 (pour la version 15 kW) un maximum d’énergie des gaz de fumées qui circulent de haut en bas pendant que l’eau de chauffage circule dans la direction opposée (principe du contre-courant).

Lors de la conception, on a également tenu compte d’une ventilation optimale en intégrant un point d’équilibre hydraulique en haut à gauche de l’échangeur de chaleur. Les grandes trappes de visite facilitent le travail par le professionnel et garantissent donc un rendement élevé durant toute l’année.

Des performances élevées à une puissance minimale

En interaction parfaite avec cet unique échangeur de chaleur Al/Si, le système SCOT assure à chaque instant une combustion optimale, et donc la consommation de gaz la plus basse, pour un taux d’O2 constant, indépendamment de la composition du gaz. Les habitations neuves et rénovées ont des besoins calorifiques de plus en plus petits – 6 kW pour une température extérieure de -10°C ne constitue plus une exception-, d’où l’importance de moduler bas. Là où sur papier, la meilleure chaudière à condensation affiche un champ de modulation de 1 à 8 (limite inférieure de 1,9 kW pour un appareil de 15 kW), les fabricants sont jusqu’à présent confrontés à un problème de stabilité de flamme sur cette puissance minimale. Conséquence : en réalité, cette « meilleure » chaudière tourne en moyenne à une puissance bien plus élevée que les valeurs théoriques inférieures. L’appareil va tourner en mode on-off, et tant le rendement que la durée de vie vont chuter.

Weishaupt mise beaucoup sur une information correcte et honnête ; c’est pourquoi on a utilisé dès le début des solutions techniques nous permettant de présenter de beaux résultats. En continuant à affiner la régulation SCOT, la plage de modulation inférieure de la nouvelle WTC-B (2017) a chuté jusqu’à un spectaculaire 1,9 kW, avec une flamme stable. À cette petite puissance, un appareil fonctionne au rendement maximal de 110%. Si cela peut persister durant de nombreuses heures de fonctionnement, cela peut alors se traduire par une facture de gaz considérablement plus basse.

Un autre avantage important est que le nombre de cycles start-stop a été drastiquement réduit, vu que la chaudière est en mesure de fournir précisément la puissance demandée, au lieu du double ou plus. Dans la mesure où le nombre de démarrages a un grand impact sur le durée de vie de certains composants cruciaux, on a fait en sorte que la nouvelle WTC-B puisse passer du chauffage à l’ECS sans se couper et devoir à nouveau démarrer. L’appareil va tourner à une puissance inférieure, adapter le mode de pompe, et un moteur pas à pas commande la vanne de commutation. Moins de cycles start-stop signifie moins d’usure. Le principe est le même que celui d’une auto qui consomme moins pour de longs et constants déplacements et enregistre moins d’usure que lorsque le même trajet est parcouru en plusieurs petites étapes.

Des pièces de rechange intelligentes

Tout ce qui est mentionné ci-dessus, et bien plus encore, est rendu possible par le design exclusif et par le choix du matériau de l’échangeur de chaleur. Une chaudière bien réglée (O2 constant, calibrage automatique) fonctionne de manière éco-énergétique. Si elle doit toutefois être dépannée, la politique de Weishaupt en matière de pièces détachées garantit une aide rapide au client. Avec un minimum de pièces détachées, il est possible de desservir un assortiment aussi grand que possible d’appareils. Les modèles Weishaupt affichent une très longue durée de vie. La première génération de chaudières gaz à condensation est ainsi restée inchangée sur le marché pendant 16 ans ; et durant toute cette période, l’installateur a pu aider ses clients avec les mêmes pièces de rechange. Cet atout est apprécié à sa juste valeur par le professionnel Weishaupt, qui affiche en outre une plus grande sérénité.

Une statistique intéressante (sur une période de 13 ans) :

  • Nombre moyen de pièces de rechange par chaudière → 1,39
  • Coût moyen des pièces de rechange par chaudière → 59,12 euros

Rédaction: Weishaupt

Photos: Weishaupt

www.weishaupt.be