INSTALLATION ET OUTILLAGE
Install Magazine 951 – juin 2018
S’attaquer aux problèmes de qualité de l’eau
Fernox fournit des solutions intégrées
Avec l’introduction des chaudières modernes, l’importance de qualité de l’eau n’a cessé de croître. Les chaudières actuelles fournissent des performances supérieures et une plus grande plage de modulation, mais en raison des dimensions compactes et des petits passages hydrauliques, elles sont plus sensibles aux dépôts de calcaire et de boue. C’est pourquoi des mesures adaptées se révèlent nécessaires –surtout en rénovation- pour garantir la qualité de l’eau. L’entreprise d’installation Banneel utilise à cet effet les solutions de Fernox.
Trouver la cause exacte
Spécialisée dans l’entretien et la rénovation, la société Banneel compte six collaborateurs, et est active à Bruxelles et en Wallonie. « Nous offrons un service total, de l’entretien à l’assistance en cas de panne jusqu’à la rénovation de chaufferie », explique le chef d’entreprise Raoul Banneel. « Nous trouvons la nouvelle construction moins intéressante, parce qu’on y retombe vite sur des solutions standards. Cela ne pose pas de problème à nos yeux si la situation est quelque peu plus complexe ». L’entreprise a à son actif un bon millier d’installations. Dans son activité, elle est de plus en plus confrontée à des problèmes dus à l’encrassement. On fait ainsi régulièrement appel à l’entreprise pour des chaudières murales au gaz qui sont pleines de dépôts de calcaire ou de boue.
Il s’agit alors de trouver la cause véritable du problème. On se base en effet trop facilement sur le fait que la faute incombe à la chaudière, alors qu’il s’agit d’un phénomène plus large. Si les chaudières d’anciennes générations étaient largement surdimensionnées, les modèles actuels se révèlent plus compacts. Ils rencontreront dès lors plus vite des problèmes si de la boue ou de la saleté y pénètre. Cet encrassement est toutefois causé par une mauvaise qualité de l’eau, la plupart du temps en combinaison avec une installation déficiente. Dans la mesure où il n’est pas toujours réalisable de moderniser l’installation de distribution, il convient donc de protéger les chaudières.
Contrôler la qualité de l’eau
La première exigence est donc une bonne qualité de l’eau. Cela comprend différents paramètres. Une seule et unique solution ne suffit pas ; on doit opter pour une approche globale. Il y a tout d’abord la question de l’adoucissement de l’eau de chauffage. Il s’agit d’un remède contre les dépôts de calcaire. Ces dépôts entraînent une baisse du rendement et l’obstruction des passages des organes de régulation et des chaudières à cause des particules de calcaire. Faire le remplissage avec de l’eau adoucie n’a toutefois aucune influence sur les processus de corrosion et de variation de pH, et cela ne change rien à la situation de l’installation existante.
Surtout si l’installation a déjà quelques décennies, le risque est grand que de la boue se soit formée à cause de toutes sortes de dépôts et de produits de corrosion. Un rinçage de l’installation est donc à conseiller. On protège par ailleurs mieux les chaudières à l’aide d’un séparateur de boues magnétique, qui extrait de l’eau tant la boue magnétique que la boue non magnétique.
En rénovation, on peut choisir de séparer le circuit primaire dans la chaufferie du circuit de distribution au moyen d’un échangeur de chaleur, ce qui permet de protéger les éléments nouvellement aménagés (chaudières, pompes, vannes de régulation…).Cela ne signifie toutefois pas qu’il faille faire abstraction de la qualité de l’eau dans l’installation existante. Les problèmes seront en effet déplacés de la chaudière et du collecteur primaire vers le raccordement entre l’ancienne et la nouvelle installation, plus précisément au niveau de l’échangeur de chaleur. Plus encore dans le cas d’un échangeur de chaleur, des problèmes de corrosion ou de bouchage peuvent survenir. Dans le cas également où on utilise un échangeur de séparation, le souci de la qualité de l’eau est primordial.
Il y a enfin la question de la corrosion, qui a essentiellement trait à des facteurs comme l’alimentation en oxygène, le pH et la conductivité. C’est pourquoi on doit avant tout garantir un bon maintien de la pression et choisir les bons matériaux, da façon à ce qu’il n’y ait non seulement pas de risque au niveau de l’amenée d’oxygène, mais également qu’aucune corrosion galvanique ne puisse se produire .La valeur pH doit par ailleurs être adaptée aux matériaux utilisés.
L’approche totale de Fernox
En résumé, la qualité de l’eau dans les installations de chauffage est un problème complexe. C’est pourquoi Raoul Banneel fait confiance aux solutions totales de Fernox. Cela commence par une analyse de la qualité de l’eau dans leur propre laboratoire. Sur base de cela, Fernox propose une série de mesures, parmi lesquelles un traitement de l’eau adapté. Que l’analyse soit réalisée par un laboratoire indépendant, bien distinct de l’installateur ou du fabricant de matériel d’installation, constitue ici un réel avantage. Il est tentant pour l’utilisateur d’opter pour une solution de facilité, et de simplement remplacer la pièce défectueuse, comme la pompe ou la chaudière. Mais si on ne s’attaque pas à la cause profonde du mal, les problèmes resurgiront tôt ou tard.
Protéger la chaudière
La Résidence du Parc, dans la commune bruxelloise d’Etterbeek (non loin du Parc du Cinquantenaire), est un exemple de l’approche de Fernox dans la pratique. Le bâtiment compte 18 appartements et date d’avant la Seconde Guerre Mondiale. Il était déjà à l’époque équipé d’un chauffage central, plus précisément d’une installation au charbon avec circulation par thermosiphon. Depuis lors, le bâtiment a été modernisé à quelques reprises ; et la firme Banneel fut récemment appelée à rénover la chaufferie. On a opté à cet effet pour trois chaudières murales au gaz Buderus (puissance totale de 280 kW). L’eau chaude sanitaire est produite par deux chauffe-eau de 300 litres chacun.
Tout commence par un nettoyage de l’installation. En fonction de l’encrassement, on recourt tout d’abord à un Cleaner (Fernox F3/F5) et ensuite à un Protector (Fernox F1). Grâce à cette action, la boue se détache, ce qui facilite ensuite son élimination. L’installation est ensuite profondément rincée. Raoul Banneel a comparé divers systèmes sur le marché avant de choisir la solution de Fernox. Le système de rinçage Powerflow MKIII affiche effectivement un débit élevé (jusqu’à 90 m3/h, soit trois fois le débit d’un circulateur normal). Dans la mesure où la direction du flux peut être inversée, cela empêche que la boue ne puisse se fixer dans les vannes ou dans d’autres pièces de l’installation.
Afin de protéger les chaudières, on a installé un filtre magnétique Fernox Delta. Ce dernier est équipé d’un aimant puissant qui extrait toute la boue magnétique de l’eau. Les particules de saleté non magnétiques sont éliminées par l’effet vortex. Ce filtre peut supporter un débit de 200 l/m. Après analyse de l’eau, un produit Fernox (Fernox Protector F1) est ajouté à l’eau afin de stabiliser le pH. Cela forme par ailleurs un film protecteur sur le côté intérieur de l’installation, empêchant ainsi toute formation de corrosion galvanique.
Raoul Banneel insiste ici sur le fait que toutes ces mesures n’ont rien avoir avec d’éventuels défauts des chaudières. Il a par ailleurs une grande confiance dans la qualité et le niveau technique du matériel de Buderus. Mais il est tout simplement impossible de raccorder une chaufferie moderne à une veille installation sans protection adaptée.
Par Alex Baumans













