POMPES À CHALEUR
Install Magazine 947 – février 2018
Une étude allemande prône la plus grande attention avec les installations de PAC
Les réparations peuvent se révéler coûteuses
À la demande de l’organisation de consommateurs Bauherren-Schutzbund (BSB), le bureau d’études allemand Institut für Bauforschung a mené sur une étude sur la gravité et les causes des dégâts dans les installations de PAC. Constatation étonnante : dans un tiers des pannes, l’installation est irréparable. Le montant moyen des dégâts se situe autour de 13.500 euros. Il faut également en conclure que la conception et l’exécution doivent être soigneusement réalisés.
Une enquête menée auprès de professionnels
L’étude s’est présentée sous la forme d’une enquête menée auprès de 60 professionnels qui ont été appelé, au cours des cinq dernières années, pour quelque 650 cas de problème dans des installations de PAC. Par ailleurs, ont été contactées 13 entreprises d’installation qui, au cours de cette période, ont placé au total 714 appareils, pour lesquels on dénombra 63 problèmes. On leur demanda notamment la nature des problèmes, la solution à apporter et les coûts qui en résultent. Première constatation : il n’y a pas un type de PAC plus sensible qu’un autre aux pannes. Les installations air-eau, air-air ou géothermiques sont tout aussi fiables les unes que les autres. Cependant, si un problème se manifeste dans les PAC, les conséquences sont la plupart du temps graves. L’optimalisation et des interventions à la régulation suffisent dans une minorité des cas. Dans un tiers des cas, la PAC a même dû être remplacée totalement. Cela entraîne des frais de réparation élevés (13.500 euros en moyenne).
Les problèmes auxquels sont le plus confrontés les professionnels sont essentiellement des performances trop faibles (température ambiante ou température d’ECS trop basse) ou une consommation électrique trop élevée. Soit l’utilisateur est confronté à un manque de confort, soit les coûts énergétiques s’envolent. De tels problèmes doivent donc être absolument résolus. Ces manquements se manifestent rapidement : dans la moitié des cas, maximum deux ans après le démarrage, et souvent immédiatement après le démarrage.
Nécessité d’une planification, d’une exécution et d’une utilisation correctes
Les causes les plus fréquentes étaient : des erreurs dans la planification, l’exécution ou le réglage, ou encore une combinaison de ces trois paramètres. Les PAC peuvent réagir de manière très sensible aux conditions, ce qui fait que les avantages théoriques ne sont pas toujours atteints dans la pratique. Il importe aussi que les utilisateurs ne se fassent pas une fausse représentation des possibilités et du mode de fonctionnement d’une PAC. Cette technique se montre la plus efficace en combinaison avec des systèmes d’émission relativement lents comme du chauffage par le sol ou par les parois. Il importe que les habitants adaptent leur mode d’utilisation en fonction, et qu’ils optent par exemple plutôt pour une température constante.
Il est donc conseillé aux maîtres de l’ouvrage qui souhaite placer une PAC, de d’abord bien se renseigner sur les possibilités et les limites de la technique. Beaucoup de problèmes –et de frais- peuvent en effet être évités en choisissant le bon appareil et en effectuant les réglages adaptés.
Par Alex Baumans









