FÉDÉRATION  
Install Magazine 946 – décembre 2017

Aqua Belgica et AquaFlanders signent une charte historique

À l’occasion de l’Aquarama Trade Fair, Aqua Belgica et AquaFlanders ont renforcé leur collaboration avec la signature d’une charte commune. Par celles-ci, les deux parties reconnaissent mutuellement leur expertise et la qualité de l’eau potable dont elles sont responsables, que ce soit par le biais de la distribution à travers le réseau de conduites ou que ce soit par le biais du traitement de l’eau par des installations d’adoucissement. La fédération belge du conditionnement de l’eau (Aqua Belgica) et l’association des compagnies flamandes d’eau et d’égouttage (AquaFlanders) vont à l’avenir mieux harmoniser la communication relative à l’eau de ville et au traitement de l’eau.

Herman Van Autgaerden et Eddy Albrecht, les présidents respectifs d’AquaFlanders et d’Aqua Belgica, n’ont pas pu masquer leur satisfaction à la suite de la signature de la charte.

« Nous étions depuis longtemps demandeurs d’une telle collaboration », explique Eddy Albrecht, qui est actif depuis un quart de siècle dans le secteur du conditionnement de l’eau. « Nous aspirions depuis longtemps à un tel accord. Après une longue concertation et après que les deux parties aient appris à se connaître et à s’apprécier, nous avons finalement abouti à un résultat, avec ce beau compromis à la clé. »

De l’information claire

« L’objectif de cette collaboration est surtout de mieux informer, et de façon plus claire, le consommateur final sur la qualité élevée de l’eau du robinet, telle qu’est est fournie par les compagnies d’eau potable, ainsi que sur le conditionnement de l’eau –dans la plupart des cas : l’adoucissement de l’eau- que le consommateur souhaite éventuellement pour des raisons de confort. C’est là une tâche qui revient à l’installateur des appareils de traitement de l’eau », complète Carl Heyrman, directeur général d’AquaFlanders.

L’adoucissement d’eau est par ailleurs un segment qui a le vent en poupe. Ce marché a connu, au cours des dix années précédentes, une croissance d’au moins 17%. « Nous réunissons pour le moment 35 des quelque 150 spécialistes belges en conditionnement de l’eau », ajoute Eddy Albrecht. « Le but ultime est que toutes ces entreprises deviennent membres de notre fédération et respectent les exigences de notre charte. Pour les bonnes sociétés qui s’efforcent de fournir de la qualité, cette charte constitue un argument supplémentaire pour les convaincre. »

Échange d’ions

Avec cette charte, Aqua Belgica s’engage à répondre aux exigences de certains consommateurs finaux, par exemple des gens qui suivent un régime spécial (pauvre en sel). « Dans la majeure partie des cas, le traitement de l’eau s’effectue sur base d’un échange d’ions, un processus au cours duquel le calcaire (calcium) est extrait de l’eau et du sodium est ajouté à l’eau du robinet. La charte stipule entre autres notre promesse explicite de laisser couler de l’eau du robinet non traitée (telle qu’elle est fournie par les compagnies d’eau potable) à partir d’au moins un point de puisage, de façon à ce que les gens puissent continuer à suivre leur régime comme ils l’entendent. »

Les membres d’Aqua Belgica ont par ailleurs déjà travaillé à un code déontologique, qui fait de la qualité de l’eau une priorité absolue. « Avec cette charte, nous mettons encore plus l’accent sur le placement correct des adoucisseurs d’eau et sur la nécessité de régulièrement entretenir ces derniers, afin de continuer à garantir la potabilité de l’eau », conclut Carl Heyrman.

Par Bart Vancauwenberghe

www.aquaflanders.be

www.aquabelgica.be