POMPES À CHALEUR  
Install Magazine 944 – octobre 2017

Une pompe à chaleur pour une maison en ballots de paille

Un projet d’habitation et de gîte avec Stiebel Eltron

Un projet original a été réalisé dans la commune de Flandre occidentale Heuvelland, près de la frontière française : une maison en ballots de paille qui se compose d’une partie logement et d’un gîte. Les deux parties seront chauffées à l’aide d’une PAC air-eau. En fonction depuis un an, la partie logement est équipée d’une WPL 25A de Stiebel Eltron. Les résultats sont étonnamment favorables.

Une occasion exceptionnelle

La maison a été achetée il y a environ deux ans par Sara Claerhout. Il s’agissait d’un projet de construction qui, en raison des circonstances, fut arrêté, et est désormais à vendre sous forme de gros-œuvre étanche aux intempéries. Le bâtiment se compose de deux parties : une partie logement de 260 m2 et un pavillon piscine de 120 m2, reliés par une allée. La construction a été conçue selon un modèle écologique. La charpente était constituée de bois local. Le terme ‘local’ est à prendre au sens le plus littéral : les arbres qui se trouvaient sur le terrain ont été abattus afin de réaliser la toiture. Les murs sont également en matériau naturel. Une maison de ballots de paille se compose d’une ossature en bois au sein de laquelle a été empilée de la paille comprimée. L’ensemble est alors fini avec une couche d’argile. Le mur qui en résulte possède d’excellentes propriétés isolantes, tant thermiques qu’acoustiques.

Le chauffage comme facteur déterminant

Avant de passer à l’achat, Sarah Claerhout a consulté son père, Olivier Claerhout de l’entreprise d’installation du même nom (Ploegsteert). « La question-clé consistait à savoir si nous pouvions la chauffer de manière économique », ajoute Olivier Claerhout. « Le séjour longeait en effet la toiture, à une hauteur maximale de 7 m. L’habitation était certes conçue pour une PAC, mais nous voulions en avoir la certitude. » Il fît pour cela appel à Daniel Debar de Stiebel Eltron.

« Effectuer un calcul correct des déperditions de chaleur d’une maison de paille n’est pas évident », explique ce dernier. « Il existe en effet peu de données disponibles sur ce mode de construction dans nos régions. » Sur base de documentation et d’expériences diverses, Daniel Debar a toutefois pu calculer qu’une PAC pouvait chauffer l’habitation pour la moitié du prix d’une chaudière au gaz traditionnelle.

Un projet immobilier ambitieux

Après l’achat, la finition de la partie logement a immédiatement démarré. Dans ce contexte, il s’est avéré pratique que l’entreprise d’Olivier Claerhout maîtrise toutes les techniques : il prît ainsi en charge le chauffage, l’électricité et le sanitaire. La structure de la maison est atypique. Les chambres à coucher et la salle de bains se trouvent au rez-de-chaussée, qui est partiellement enfoui dans la pente. Le séjour se trouve quant à lui à l’étage supérieur ; il est aménagé sous forme de loft avec un espace libre sous la toiture. Cette partie a été mise en service dans le courant de l’année passée. Dans une deuxième phase, la partie piscine sera transformée en gîte. Étant donné le phasage et les affectations différentes, chaque partie du bâtiment bénéficie d’une installation de chauffage indépendante avec sa propre PAC.

Des résultats au-dessus de toute attente

On a placé dans la maison une PAC air-eau WPL 25 de 14,8 kW pour le chauffage et l’ECS. Cet appareil affiche le label énergétique A++ (A+++ en combinaison avec un régulateur) et peut fournir des températures jusqu’à 65°C sans pénaliser le rendement. L’unité extérieure est reliée au chauffage par le sol au rez-de-chaussée et à l’étage, via un ballon tampon de 200 l. Le contenu du ballon tampon a pu être limité pour deux raisons. La première est que le système d’émission par le sol possède une contenance relativement grande en eau ; la capacité de stockage est donc de toute façon importante. La deuxième est que l’appareil est équipé d’un inverter, ce qui autorise un fonctionnement modulant permettant de faire correspondre la puissance aux besoins exacts. Pour l’ECS, on a prévu un boiler de 300 l. La régulation intégrée de Stiebel Eltron gère l’ensemble.

Grâce à la bonne isolation de l’habitation et aux performances de la WPL 25, on peut se satisfaire d’une courbe de chauffe très basse (0.25). On a seulement besoin d’une température de départ de 23-24°C pour amener l’habitation à 20°C, pour une température extérieure de -6°C et de 28°C pour du -10°C. La PAC prend par conséquent sans problème en charge les besoins calorifiques annuels, rendant ainsi inutile tout système d’appoint, même pour des températures extrêmement froides. L’appareil fonctionne très efficacement de cette façon. Au cours de la saison de chauffe écoulée, la consommation en chauffage fut de 3.666 kWh, pour une puissance produite de 20.620 kWh, ce qui correspond à un COP de 5,62. La maison n’était en outre pas totalement finie l’an passé. Il manquait encore des portes intérieures, et l’étanchéité à l’air de la porte de garage laissait à désirer. Ces problèmes sont désormais résolus, ce qui laisse augurer de meilleurs résultats encore pour cette année.

Une unité extérieure discrète

L’unité extérieure fut placée dans un espace en creux situé sous l’entrée. Ces unités sont d’un montage aisé : on doit seulement relier les conduites de raccordement et réaliser un passage de mur. Le montage dans l’espace en creux ne fut pas un problème : tant qu’on dispose de 50 cm d’espace libre du côté aspiration, l’unité peut fonctionner. Il est toutefois conseillé de prévoir plus d’espace du côté du compresseur, de manière à ce que ce dernier reste accessible pour l’entretien ou d’éventuelles autres interventions. Côté soufflage, un grillage pourrait être installé afin de masquer l’appareil. Stiebel Eltron conseille ici de libérer un espace de 2 m devant l’appareil.

L’appareil se révèle également très silencieux, grâce à la présence d’un grand échangeur de chaleur. Les vitesses d’air sont dans ce contexte limitées, de manière à générer moins de nuisances sonores. Le niveau sonore est seulement de 56 dB(A) selon la norme EN 12102 (contre la PAC) et de 34 dB(A) à 5 m.

Stiebel Eltron : un partenaire de confiance

Pour l’installateur Olivier Claerhout, Stiebel Eltron constituait un choix évident. Il avait en effet déjà accumulé pas mal de bonnes expériences avec les chauffe-eau électriques du fabricant. Et il y a environ huit ans, il a franchi le pas avec une première pompe à chaleur. Cela s’est tellement bien passé que d’autres installations avec des PAC –tant air-eau que géothermiques- de Stiebel Eltron suivirent.

L’entreprise d’installation compte cinq collaborateurs et est en mesure de fournir une large gamme de techniques : chauffage, sanitaire, électricité et ventilation, y compris des systèmes à énergie renouvelable. L’entreprise est également capable de mener à bien des grands projets. Il y a quelques années, Olivier Claerhout prît ainsi en charge la partie HVAC du nouveau musée de Comines, également avec des PAC de Stiebel Eltron.

Par Alex Baumans

www.stiebel-eltron.be

La maison se compose de deux parties, reliées par un couloir. Dans la partie logement (visible ici), les chambres à coucher se trouvent à l’étage inférieur, avec des fenêtres juste au-dessus du niveau du sol. Les espaces de vie occupent tout l’étage supérieur (Photo: Stiebel Eltron)

L’unité extérieure de la Stiebel Eltron WPL25 a été placée dans un espace en creux situé à l’avant. (Photo: Stiebel Eltron)

Sarah Claerhout et son père Olivier, qui a notamment pris à son compte les techniques.

La maison a été bâtie à partir d’une structure en ballots de paille qui est recouverte d’argile. La charpente a quant à elle été construite avec le bois des arbres qui se trouvaient à l’origine sur la parcelle.

La pompe à chaleur est reliée à un ballon tampon de 200 l (à droite). On aperçoit à gauche le chauffe-eau pour l’ECS.

La régulation de Stiebel Eltron commande le tout avec efficacité.