08/05/2026
Soudeur / Soudeuse (m/f/x)
Vivaqua
regio Hainaut
08/05/2026
Soudeur qualifié / Soudeuse qualifiée (m/f/x)
Vivaqua
regio Hainaut
CHAUFFAGE
Install Magazine 1006 – février 2026
Le paysage des réseaux de chaleur en Flandre est en pleine évolution. Si le rôle de Fluvius, des villes et des communes est relativement bien connu, les coopératives énergétiques restent un acteur parfois méconnu. Les réseaux de chaleur à Ostende et à Mortsel ont vu le jour grâce à leur engagement, démontrant clairement leur pertinence. Ces coopératives mettent en avant les aspects sociaux et sociétaux de la transition thermique. Il est temps d’examiner de plus près leur rôle et leurs perspectives dans le développement des réseaux de chaleur en Flandre.
En Flandre, les réseaux de chaleur sont régulièrement présentés comme une stratégie pour un chauffage plus durable et sans gaz. Cependant, la transition est loin d’être simple : divers problèmes techniques, financiers et organisationnels compliquent sa mise en oeuvre. En tant que doctorante à l’Université d’Anvers, j’étudie comment faciliter la transition vers les réseaux de chaleur d’un point de vue socio-économique. Dans le cadre de cette recherche, j’ai mené plusieurs entretiens avec des coopératives énergétiques axées sur la chaleur durable en Flandre. Les réseaux de chaleur d’Ostende et de Mortsel sont deux exemples réussis de coopératives qui prennent l’initiative, malgré les risques financiers et l’incertitude politique. Quelles sont leurs perspectives sur les opportunités et les difficultés liées au développement des réseaux de chaleur en Flandre, et comment se positionnent-elles dans ce contexte ?
Tout d’abord, que sont exactement les coopératives énergétiques ? Il s’agit d’organisations où les citoyens peuvent devenir copropriétaires de systèmes d’énergie renouvelable en achetant des actions. En investissant ensemble et en impliquant les citoyens dans la prise de décision des projets, elles fonctionnent de manière démocratique. Plus de 30 coopératives énergétiques sont actives en Flandre, représentant plus de 80.000 membres. Ce qui est frappant avec les coopératives énergétiques flamandes, c’est qu’elles misent beaucoup sur l’électricité durable comme l’énergie éolienne et solaire, et que seule une petite partie s’intéresse aux applications de chaleur.
Malgré leur grand nombre de membres, les coopératives ont le sentiment que la transition thermique n’est pas suffisamment présente en Flandre, ce qui complique leur mission de sensibilisation auprès de la population. Ce n’est évidemment pas le cas parmi leurs membres, déjà convaincus. Par ailleurs, la Flandre met principalement l’accent sur les solutions individuelles, alors que les coopératives défendent la valeur ajoutée d’un investissement collectif et la durabilisation immédiate de tout un quartier ou d’une rue entière. Les coopératives estiment que les citoyens sceptiques ou peu familiers avec les réseaux de chaleur peuvent être convaincus si elles prennent l’initiative. Les citoyens peuvent devenir facilement actionnaires et s’impliquer, exprimer leurs préoccupations et poser des questions. De plus, les coopératives ne poursuivent pas un objectif de profit mais visent la création de valeur sociale, et s’il y a un profit, il revient au citoyen actionnaire.
Quels changements faut-il mettre en oeuvre pour que les réseaux de chaleur deviennent une success story en Flandre ? D’après les coopératives, un encadrement politique plus strict est d’abord nécessaire pour accompagner la transition thermique. Ensuite, une réduction des coûts s’impose. Elles sont convaincues que lorsque les réseaux de chaleur – ou d’autres alternatives durables – respecteront le principe du ‘pas plus cher qu’ailleurs’, la population y adhérera pleinement.
Par Isaura Bonneux
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